Prise de positioun "Avortement"

Pour la protection de la promesse de vie

Lettre ouverte aux partis politiques représentés à la Chambre des Députés sur la question de l’avortement.

Le Conseil Diocésain des Catholiques se prononce sans équivoque pour le respect de la promesse de vie en gestation. Vivant dans un contexte pluriel, il apporte comme tout autre citoyen ou mouvement d’opinion sa réflexion dans les grands débats de société. Le jeu démocratique veut que les représentants du peuple siégeant à la chambre, délibèrent les lois qui règlent la vie au Luxembourg. Sous peu, une telle délibération aura donc lieu à la Chambre des Députés.
Le Conseil Diocésain des Catholiques suit avec attention les débats actuels sur la réforme de la législation visant la dépénalisation de l’avortement tel que proposée dans le projet de loi 6103.
Comme beaucoup d’autres personnes, le Conseil Diocésain des Catholiques se pose la question si les débats actuels entre partis politiques restent axés sur les enjeux véritables de la réforme ou si le débat s’enlise dans un échange d’arguments souvent de nature idéologique, qui risque de déboucher sur un compromis politique du plus petit commun dénominateur.
Nous avons la profonde conviction que l’être humain est un être relationnel. À nos yeux, la personne ne se laisse pas réduire à sa seule individualité ; elle implique essentiellement la capacité d’entrer et de vivre en relation avec les autres. Concevoir la grossesse uniquement comme un état individuel de la femme, en la mettant à l’écart de la relation femme-homme, du contexte familial, voire sociétal, ne revient-il pas à dépouiller la grossesse de son contexte relationnel, profondément humain ?
Un premier constat partagé par un grand nombre d’institutions et organisations est que la législation actuelle n’a pas réussi l’objectif essentiel jadis prôné par ses défenseurs, à savoir : diminuer le nombre des avortements. Pour des raisons qu’il faudrait analyser et évaluer, de nombreuses femmes font pratiquer un avortement à l’étranger. C‘est pourquoi le législateur a voulu chercher, d’une part, des solutions pour diminuer le nombre d’avortements, et d’autre part, dans les cas où aucune autre solution ne semble envisageable, d’améliorer les conditions dans lesquelles l’avortement se pratique au Luxembourg.
Un deuxième consensus touche à la spécificité homme-femme. La différence de nature fait que la conséquence du rapport sexuel, en cas de conception, est portée par la femme en son sein, fait biologique que le législateur ne pourra jamais évincer.
Si la conception est bien un acte partagé, les conséquences à supporter ne sont pas les mêmes. En face de l’extrême difficulté de responsabiliser davantage les hommes, tous s’accordent à dire qu’il faut mieux protéger les femmes qui se trouvent dans des situations difficiles.
Cependant, prôner comme seul critère – absolu – la liberté de la femme de disposer de son corps ne revient-il pas à déresponsabiliser celle-ci des conséquences de ses actes ? Et l’homme, père de l’enfant, est-il exempt de toute responsabilité de ses actes ? Cette attitude est-elle vraiment en faveur de la dignité de la femme ?

La question centrale du « début de la vie ».
Nous avons le sentiment que les partis politiques veulent éviter d’ouvrir la véritable discussion autour de la question centrale du « début de la vie ». Selon la réponse qu’on veut bien donner à cette question, on aura logiquement deux issues au débat de l’avortement dans notre société. Les partisans d’un régime du délai se basent sur des différences ontologiques entre embryon et fœtus. Ceci permet en toute logique de ne pas se heurter au grand principe constitutionnel de la protection de la vie humaine dans le cas d’un avortement pratiqué avant un certain délai.
Le Conseil Diocésain des catholiques rejoint l’embryologie pour laquelle le début de la vie commence avec la fécondation. Dans cette logique, l’avortement reste un acte très grave. De cette position découle donc notre souci de contenir la dépénalisation de l’avortement dans un cadre des « indications ».
Or, l’ouverture du débat, voulu par le législateur actuel, ne touche pas à cette question de la protection de la vie, car le cadre reste bien la « dépénalisation ». Nous avons pris connaissance que le projet de loi déposée à la Chambre, permet :
La dépénalisation de l’avortement, dans le cas d’une « situation de détresse » appréciée souverainement par la femme enceinte, en respectant un certain délai.
Nonobstant toute référence d’indications dans le Projet de Loi déposé à la Chambre, nous attirons l’attention sur les points suivants qui nous semblent disparaître du débat. Il nous apparaît dès lors d’autant plus important de mettre en relief certains points majeurs.
Un « humain en devenir » et sa mère
Une des conséquences du manque de courage d’aborder la thématique du début de la vie est foncièrement la réduction du débat de l’avortement à la question de la liberté de la femme. Le discours de la liberté de la femme se base sur le principe que l’Etat ne devrait pas s’occuper des questions liées à la sexualité, qui seraient du strict ressort privé. Il serait néanmoins bon de rappeler que l’Etat s’occupe ici de la question de la protection de la vie, telle que définie dans notre constitution. Le débat éthique est celui du conflit d’intérêts qui peut exister entre un « humain en devenir » et sa mère. Ce débat est épineux et renvoie de nouveau au concept du début de la vie. Nous aussi sommes préoccupés par la situation difficile et grave dans laquelle de nombreuses femmes se trouvent suite à des grossesses non désirées. Mais ne vaudrait-il pas mieux mettre tout en œuvre pour éviter ces situations en misant sur une politique de prévention qui s’articulerait autour d’une éducation à une relation affective et sexuelle responsable ? Cette politique devrait aussi être ambitieuse dans la responsabilisation des hommes par rapport aux questions de sexualité afin de renforcer les droits des femmes et de garantir en même temps au mieux leur liberté.
Risque de glissement vers des pratiques eugéniques
Le Conseil Diocésain est très inquiet vis-à-vis du silence de tous les partis politiques sur la question de l’avortement pour des raisons « médicales », question qui n’est pas abordée dans la présente réforme. Nous avons peur que notre société ne se dirige vers des pratiques eugéniques, qui sont absolument inacceptables. La technologie aidant, on court le risque que notre société trouve normal d’éliminer toute vie naissante qui présenterait un « défaut » susceptible de peser sur son avenir. Il serait donc recommandable d’aborder la discussion autour de cette question avec courage : elle aussi mérite des réponses et des positionnements de la part des partis politiques. Quelle doit être la position du législateur à l’avenir, quand un couple veut avorter à 7 mois parce que le médecin a détecté une anomalie de l’enfant en gestation ? On n’est pas à l’abri d’une culture qui se voit forcée de produire l’humain parfait. Quid de la culpabilité de ceux qui sont nés handicapés ou des parents qui ont mis au monde un être humain qui ne répond pas à cette culture de la perfection ? Quid de tous ceux qui au cours de leur vie ont connu un accident qui les a rendus « handicapés » aux yeux de notre société ? Dans ce sens, un débat s’avère nécessaire pour l’encadrement des avortements pour raison médicale.
La détresse sociale n’est pas une fatalité
Le Conseil Diocésain des Catholiques approuve le fait qu’on va supprimer l’indication sociale comme élément donnant droit à la dépénalisation. Il nous semblait en effet difficilement concevable que le pays le plus riche au monde puisse invoquer la détresse sociale comme motif. Nous souscrivons aussi à l’idée qu’une situation de détresse est par nature une situation de détresse psychologique personnelle, qui peut avoir des origines et explications diverses, mais qui est à prendre en compte en tant que telle par tous les intervenants. De l’acceptation de ce constat de détresse découle aussi l’obligation de la société de proposer une aide qualifiée afin que la personne puisse trouver une solution adéquate à sa détresse. La détresse ne doit en effet pas être vue comme une fatalité, mais comme un appel à l’aide.
Le contournement de l’autorité parentale
Le Conseil Diocésain des Catholiques est très préoccupé par la proposition concernant les jeunes filles mineures. Il nous semble inconcevable que l’autorité parentale puisse être si facilement mise entre parenthèses. Nous sommes là encore conscients des multiples situations difficiles qui existent entre parents et enfants, mais nous pensons qu’on ne peut pas remplacer les parents dans une telle discussion par le « premier-choisi » de la fille. Quelle sera sa responsabilité ? Est-il concevable qu’une jeune fille se fasse avorter sans que les parents s‘en rendent compte et quelles en seront les conséquences ? Quid de tous les problèmes soulevés par l’Ombudscomité pour les droits de l’enfant? Tout au plus pourrions-nous concevoir que les mineures se voient attribuer un conseiller professionnel sous délégation d’un juge de la Jeunesse qui aura une mission explicitement définie pour l’accompagnement. On pourrait même envisager que ce conseiller ait comme mission de réunir les parents et leur fille et éventuellement le géniteur. Jusqu’à présent, le Conseil Diocésain n’a pas trouvé d’argument pertinent de la part du législateur qui justifie que l’autorité parentale soit contournée.
Beaucoup de questions restent ouvertes et nous ne voulons pas croire que les propositions discutées ne seront pas étoffées par une vraie réflexion d’experts.
Le maintien de la deuxième consultation obligatoire
Un des grands points de discussion reste probablement le caractère obligatoire d’une double consultation. Le débat tourne autour de la question, si l’obligation de passer par cette deuxième consultation n’était pas une charge injustifiée. Le Conseil Diocésain des Catholiques maintient sa position qu’une double consultation soulignerait, d’une part, l’importance que l’Etat accorde à la défense de la vie et d’autre part, nous croyons qu’il est utile de mettre en place un temps de réflexion pour prendre une décision qui n’est pas simple et anodine. Nous soutenons même que les femmes devraient avoir un droit (libre) de pouvoir se faire aider psychologiquement, soit directement, soit plus tard dans leur vie. Il s’est avéré qu’un certain nombre de femmes se retrouve en situation de difficulté psychologique des années après l’intervention et nous proposons que l’Etat garantisse aussi un accès à des structures d’aide pour les cas exposés.
Le nouveau compromis sur la deuxième consultation, proposé par les partis CSV et LSAP nous pose problème en ce qu’il demande que l’acte médical et le conseil soient fournis par une seule institution. Nous posons la question si cette procédure est effectivement apte à garantir l’indépendance du conseil « à finalité ouverte ».
Afin de ne pas décharger toute la problématique sur les épaules des femmes, nous soutenons aussi le droit des femmes de faire convoquer le géniteur à une consultation commune si cela est désiré par elle.
Les voies alternatives à l’avortement
Le Conseil Diocésain des Catholiques espère qu’un certain nombre de femmes seraient prêtes à choisir une autre solution que l’avortement, que ce soit à garder l’enfant ou à envisager la voie de l’adoption. Il conviendrait à nos yeux d’inclure - outre aux informations relatives aux aspects médicaux et les droits et aides garantis par le législateur aux familles et aux enfants -, aussi explicitement l’information dans la consultation psycho-sociale, sur les possibilités pour la femme enceinte qui ne veut pas garder son enfant, de libérer le nouveau-né pour l’adoption.
Pour éviter la situation de l’avortement
Le Conseil Diocésain des Catholiques propose que ce projet de loi fasse explicitement référence à l’importance de la prévention et à l’importance de l’éducation à une relation affective, à une sexualité et parentalité responsables. Nous demandons que l’Etat assume sa responsabilité et mène une politique de conscientisation préventive qui mène à une diminution des avortements dans notre pays. Car, nous espérons qu’à l’avenir, toujours moins de femmes doivent passer par cette situation de détresse. L’avortement reste pour beaucoup d’entre elles une expérience traumatisante et nous demandons aux responsables politiques de tout mettre en œuvre pour éviter cette expérience au plus grand nombre de femmes possibles.

Avec cette lettre, le Conseil Diocésain des Catholiques a voulu attirer l’attention de toutes les forces politiques représentées à la Chambre des députés, non seulement sur des points qui nous semblent importants à considérer lors des débats sur le projet de loi en question, mais aussi aux aspects à prendre en compte lors de son application.

Luxembourg, le 20 novembre 2012
le Conseil Diocésain des Catholiques de Luxembourg

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Lettre Ouverte

Une voix pour la vie
Lettre ouverte du Conseil Diocésain des Catholiques sur la question de l’avortement


Il est souvent question ces derniers temps de la détresse de femmes confrontées à une situation inextricable causée par une grossesse non désirée. Nous sommes tout à fait conscients de la gravité de telles détresses, et nous soutiendrons toute recherche qui vise à trouver des solutions pour assister ces femmes dans leur choix difficile qu’elles sont exposées à prendre.

Cette détresse est un appel à notre société pour mettre en place des structures adaptées de conseil et d’accompagnement pour toutes les personnes qui sont confrontées à une grossesse non désirée, que ce soit des femmes seules ou des couples. Il est essentiel que ces personnes soient amenées à solliciter un service professionnel de qualité qui peut aider à prendre une bonne décision et les accompagner dans leurs besoins. Un tel suivi ne se limite pas nécessairement à la question d’accepter la grossesse ou non, mais doit laisser la porte ouverte à un accompagnement à plus long terme si le besoin s’en ressent.
L’obligation de prendre au mieux en charge la souffrance de ces femmes ne nous dégage pas de la responsabilité de réfléchir à la problématique dans son ensemble. Pourquoi, dans une société, où les moyens de contraception sont accessibles, le nombre de demandes d’avortement n’a pas baissé de manière significative? Pourquoi, dans un Etat de droit et dans une société qui compte parmi les plus riches du monde, le législateur entend-il prendre en compte une indication sociale, au lieu d’envisager des solutions inspirées par la solidarité humaine ?

Oui, l’avortement est pour beaucoup de femmes un choix conditionné par une situation de crise dans un couple, où la question de la parenté n’est pas assumée par l’un ou l’autre des partenaires et où la question de la grossesse met au jour la fragilité de la relation. Il est dans ces cas plutôt subi que choisi. Nous croyons qu’un espace de parole, de conseil et d’accompagnement peut permettre d’ouvrir les perspectives en vue de faire un choix raisonné, même si nous savons qu’il est délicat, voire malaisé de discuter les questions de couple, de projet de famille, d’intimité et de sexualité.

Avant tout, la question de l’avortement soulève celle du début de la vie. Que la vie commence avec la fécondation n’est pas une opinion catholique, mais un fait scientifique. C’est le moment initial où est mis en route le programme qui contient en puissance un être humain unique, distinct de tous les autres. Si dans la plupart des autres pays la question du début de la vie a été au centre des débats, au Luxembourg elle est jusqu’à présent plutôt esquivée. Il semble que la question du statut de l’embryon et du fœtus y est largement tabouisée. Or, c’est de la réponse à cette question que dépendra aussi la manière dont on abordera des dossiers liés à la recherche dans le domaine médical ou bioéthique.

En outre, il faut rappeler qu'au moment de la grossesse une relation très singulière s'établit entre la vie de la mère et celle de son futur bébé. La complexité de la réforme de la législation sur la dépénalisation de l’avortement réside plus particulièrement dans cette question de l’indissociabilité de la vie de la mère et de celle de l’enfant. La liberté de la femme dans le choix de devenir mère ou non se heurte à la question centrale d’une vie qui est en développement depuis la fécondation.
Les catholiques, qui, comme de nombreux scientifiques, considèrent que la vie humaine commence avec la fécondation, entendent en conséquence s’engager résolument pour être les porte-paroles de ces êtres humains qui n’ont pas encore de voix. Le Conseil refuse de se limiter aux questions de santé ou de liberté. Nous considérons que l’avortement doit rester un acte exceptionnel pour des situations exceptionnelles qui ne peuvent trouver d’autre solution.

De cette option pour la défense de la vie découle aussi notre souhait de discuter la question de l’avortement thérapeutique après la douzième semaine. L’évolution du diagnostic prénatal soulève le problème de la dérive eugéniste.
Le chantier de la réforme de la dépénalisation de l’avortement ne peut se faire sans qu’on réfléchisse aujourd’hui sur toutes les questions qui touchent à la vie, et notamment à la valeur que nous sommes prêts à y attacher. Les trajectoires de vie sont devenues plus complexes, les questions de couple, de famille et de parentalité appellent des réponses nuancées, qui permettent d’allier d’une part la liberté de chacun pour faire son choix tout en défendant les plus faibles dans un contexte donné. Réduire le débat de l’avortement au seul critère de liberté ne permettra ni de résoudre la souffrance de ceux et de celles qui sont confrontés à la question d’une grossesse non désirée, ni à se prémunir de la tentation de la société de se soustraire à la responsabilité collective pour défendre chaque vie humaine.

Stimme für das Leben
Offener Brief des Katholikenrates zur Abtreibungsdebatte

In letzter Zeit wird wieder häufig über das schwierige Problem der durch unerwünschte Schwangerschaften erzeugten Not der werdenden Mütter gesprochen. Wir sind uns durchaus des Ernstes solcher Notlagen bewusst, und werden alle Anstrengungen unterstützen, die darauf abzielen, den betroffenen Frauen bei ihrer schwierigen Entscheidung zur Seite zu stehen.
Diese Notlagen sind ein Ruf an unsere Gesellschaft, allen von einer ungewollten Schwangerschaft betroffenen Personen angemessene Beratungs- und Begleitungsstrukturen einzurichten, ganz gleich ob es sich um allein stehende Frauen oder um Paare handelt. Es ist unerlässlich, dass in einer qualifizierten Dienststelle solchen Menschen Beratung und Begleitung finden. In der Tat sollte diese Beratung sich nicht auf die Frage beschränken, ob die Schwangerschaft abgebrochen werden soll oder nicht: sie sollte eine nachhaltige Hilfestellung anbieten.
Die Pflicht, Frauen in Not Beistand zu leisten, entbindet uns allerdings nicht der Verantwortung, über die Problematik im Allgemeinen nachzudenken: Wieso hat die Zahl der Abtreibungen in einer Gesellschaft, in der Verhütungsmittel allen zur Verfügung stehen, nicht abgenommen? Warum fasst der Gesetzgeber eine soziale Indikation ins Auge, ausgerechnet in einem Rechtsstaat, der zudem zu den reichsten Ländern der Welt gehört, statt nach Lösungen zu suchen, die dessen Bereitschaft zur Solidarität unter Beweis stellen würden?
Vielfach lässt sich der Wunsch, eine Schwangerschaft abzubrechen, durch eine Ehe- oder Beziehungskrise, oder durch die Ablehnung des Kindes seitens eines Partners erklären. Da in solchen Fällen eine Schwangerschaft die Zerbrechlichkeit der Beziehung offenbart, wird die Abtreibung mehr erlitten als frei gewählt. Wir glauben, dass Raum geschaffen werden muss für Aussprache und Austausch sowie für Beratung und für Begleitung. Zwar wissen wir, dass es nicht immer einfach ist, ja unbehaglich sein kann, sich über das Privatleben, Sexualität oder intime Angelegenheiten zu unterhalten. Dennoch öffnet eine kompetente Beratung die Perspektive, eine sachkundige und besonnene Entscheidung zu treffen.
Vor allem aber wirft die Abtreibungsdebatte die Frage nach dem Beginn des Lebens auf. Dass das Leben mit der Befruchtung beginnt, ist keine rein katholische Meinung, sondern ein wissenschaftliches Faktum. Von Anfang an läuft das Programm, welches ein einzigartiges, unverwechselbares potenzielles menschliches Wesen beinhaltet. Wurde in den meisten Ländern die Frage des Lebensanfangs in die Diskussion mit einbezogen, so scheint es, als werde sie in Luxemburg übergangen. Fast sieht es so aus, als wäre der Statut des Embryo oder des Fötus bei uns tabu. Nun sind aber auch medizinische und bioethische Fragen eng damit verknüpft.

Außerdem sollte darauf hingewiesen werden, dass sich mit der Schwangerschaft sehr früh eine einzigartige Beziehung zwischen der Mutter und dem werdenden Kind entwickelt. Gerade der Umstand dieser Unzertrennlichkeit macht die Komplexität der geplanten Reform des Schwangerschaftsabbruchs aus. Die Freiheit der Frau, die Mutterschaft anzunehmen oder nicht, stößt auf die zentrale Frage eines bereits vorhandenen und wachsenden menschlichen Lebens.
Da wir als Katholiken die Auffassung zahlreicher Wissenschaftler über den Beginn des Lebens teilen, können wir nicht umhin, zum entschiedenen Sprachrohr derer zu werden, die noch keine Stimme besitzen. Der Katholikenrat lehnt es ab, die Debatte auf die Aspekte Gesundheit und Freiheit zu beschränken. Wir vertreten die Überzeugung, dass Abtreibung lediglich als ein außergewöhnlicher Eingriff bei außergewöhnlichen, ausweglosen Notlagen gestattet ist.

Dieser Option für die Verteidigung des Lebens entspringt auch unser Wunsch, Abtreibungen aus therapeutischen Gründen nach der zwölften Woche zu hinterfragen. Die Fortschritte der pränatalen Diagnose werfen das Problem eugenischer Auswüchse auf.
Die Reform eines straffreien Schwangerschaftsabbruchs darf uns nicht von der Pflicht entbinden, über den Wert des Lebens schlechthin nachzudenken. Die Lebensläufe der Menschen sind komplexer geworden; die Probleme um Partnerschaft, Familie und Elternschaft verlangen nuancierte Antworten, die die Freiheit mit der Verteidigung der Schwächsten, Fall für Fall, in Einklang bringen.
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Kierchen Ëmwelt Forum 17 Avril

Le 17 avril 2010 aura lieu le premier forum « Eglise-Environnement » organisé conjointement par le département environnement de l’ Archidiocèse et le Conseil Diocésain des Catholiques.


Les inscriptions sont ouvertes dés aujourd’hui jusqu’au 12 avril

téléchargez le programme et le document d’inscription

Carton Invit KEF
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Fir weltwäit Klimagerechtegkeet

Prise de position par rapport au Sommet sur le climat de Copenhague

Français: "Fir weltwäit Klimagerechtegkeet"
Prise de position commune du Conseil Diocésain des Catholiques et du Département "Environnement" de l’archidiocèse par rapport au Sommet sur le climat de Copenhague
http://www.cathol.lu/IMG/rtf/_Klimagerechtegkeet_1209_F.rtf

Deutsch: "Fir weltwäit Klimagerechtegkeet"
Gemeinsame Stellungnahme des Katholikenrates und des Umweltreferates der Erzdiözese Luxemburg zum Klimagipfel in Kopenhagen
http://www.cathol.lu/IMG/rtf/_Klimagerechtegkeet_1209_D.rtf
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Nouveau Katholikerot

Le nouveau Conseil Diocésain a été officiellement mis en place le 13 juin 2009. Lire Plus…